Chien le saint bernard : caractère, santé, budget et conseils pour bien l’accueillir
Le Saint-Bernard est un géant doux, calme et affectueux, idéal en famille.
- Amical et peu agressif selon le standard FCI.
- Patient avec les enfants, il tolère jeux et bruit.
- Il supporte mal la solitude prolongée.
- Gai et espiègle, avec une pointe de cabochardise.
- Chien de sauvetage né à l’hospice du Grand-Saint-Bernard.
- Barry Iᵉʳ aurait sauvé plus de 40 personnes.
Caractère et comportement du Saint-Bernard
Le Saint-Bernard incarne le « géant doux » par excellence. Derrière un gabarit impressionnant se cache un chien profondément attachant, dont la douceur de caractère est reconnue depuis des siècles. Voici les traits de tempérament qui le définissent au quotidien.
- Amical par nature : le standard FCI le décrit comme naturellement sociable et peu agressif.
- Patient et sociable avec les enfants : il tolère les jeux et le bruit sans s’énerver.
- Gabarit dissuasif sans agressivité : sa seule présence impressionne, sans mordre.
- Supporte mal solitude et attache : il a besoin de compagnie et d’un cadre familial.
- Gai, espiègle, parfois cabochard : un temperamment calme, mais avec un petit caractère têtu.
Le Saint-Bernard est un chien calme, vigilant et posé. Il ne cherche pas les conflits et préfère largement la quiétude d’un foyer aux situations stressantes. Cette placidité en fait un compagnon rassurant, y compris pour des maîtres débutants prêts à encadrer un animal de grand format.
Avec les enfants, il fait preuve d’une patience remarquable. Sa taille le protège naturellement des maladresses des plus jeunes, et il accepte volontiers leurs caresses comme leurs jeux. On le décrit souvent comme un compagnon de famille idéal, à condition de respecter son besoin de repos.
Attention toutefois à la solitude prolongée : l’attache et l’enfermement lui pèsent, car il est très attaché à son groupe humain. Un Saint-Bernard laissé seul trop longtemps peut développer de l’anxiété ou des comportements destructeurs.
Enfin, ne vous fiez pas à sa placidité apparente : c’est un chien gai et espiègle, volontiers joueur, avec une pointe de cabochardise qui demande une éducation ferme mais bienveillante. Cette nature affectueuse et stable explique qu’il reste recherché autant comme chien de compagnie que comme gardien dissuasif.
Origines et histoire de la race

Le Saint-Bernard est indissociable du col du Grand-Saint-Bernard, passage alpin culminant à 2 469 m d’altitude. Un hospice y est fondé au XIe siècle pour secourir les voyageurs. Les chanoines y acquièrent leurs premiers chiens ancêtres entre 1660 et 1670, probablement issus de grands chiens de ferme des cantons de Vaud et du Valais.
La première preuve visuelle de la race remonte à 1695, avec deux peintures représentant ces chiens. Le plus célèbre, Barry Iᵉʳ, naît à l’hospice en 1800. Durant ses douze années de service (1800 à 1812), plus de 40 personnes lui doivent la vie. Les hivers rigoureux de 1816 à 1818, conséquence de l’éruption du Tambora en 1815, déciment cependant les effectifs. Vers 1820, les chanoines reconstituent l’élevage grâce à des chiens des vallées voisines.
La race s’organise ensuite : ouverture du Livre suisse des origines en février 1884, fondation du Club suisse du Saint-Bernard à Bâle le 15 mars 1884, puis création du Club français en 1908. La FCI reconnaît définitivement la race le 28 août 1954 sous le standard n° 61. Le dernier sauvetage alpin attribué à un saint-bernard date de 1955. Depuis, la Fondation Barry reprend le chenil historique, considéré comme le plus ancien élevage mondial de la race.
Caractéristiques physiques et morphologie
| Caractéristique | Détail | Norme FCI ou chiffre clé |
|---|---|---|
| Groupe racial | Molossoïde type montagne | Groupe 2, section 2.2, n° 61 |
| Taille | Très grande, puissante et musclée | Standard FCI n° 61 |
| Tête | Imposante, sillon frontal marqué | Truffe noire et carrée |
| Variétés de poil | Poil court ou poil long | Deux variétés reconnues |
| Robe | Fond blanc, plages rouge-brun | Panaché à manteau |
Poids et croissance du chiot à l’adulte
Le Saint-Bernard fait partie des races dont la croissance impressionne le plus les nouveaux propriétaires. Un chiot qui pèse seulement 500 à 700 grammes à la naissance peut atteindre un poids adulte de 60 à 90 kilos en 2 ans. Cette prise de masse spectaculaire impose un suivi rigoureux dès les premières semaines.
- Naissance : 500 à 700 grammes seulement
- Poids adulte : 60 à 90 kilos en 2 ans
- Croissance : rester mince jusqu’à 18 à 24 mois
Robe, poil et variétés reconnues
Le standard FCI n° 61 reconnaît deux variétés selon la longueur du poil : poil court et poil long. La robe présente toujours un fond blanc sur lequel se dessinent des plages rouge-brun, formant un manteau plus ou moins étendu.
La tête, imposante, se distingue par un sillon frontal marqué et une truffe noire et carrée. Ces traits donnent à la race son expression caractéristique, à la fois douce et majestueuse, que l’on retrouve chez tous les sujets conformes au standard.
Santé et maladies du Saint-Bernard
Maladies héréditaires et prédispositions fréquentes
Le Saint-Bernard est un géant à la croissance longue, et son gabarit le expose à plusieurs troubles bien documentés. Un suivi vétérinaire régulier reste la meilleure arme pour les détecter tôt.
- Dysplasie hanche et coude : affections articulaires fréquentes chez les molosses lourds.
- Dilatation-volvulus : risque relatif d’environ 4,2 face aux races mixtes.
- Cardiomyopathie dilatée et épilepsie : deux prédispositions reconnues de la race.
- Polyneuropathie LPN1 : liée à une délétion de dix paires de bases du gène ARHGEF10.
- Entropion et ectropion : défauts oculaires éliminatoires au standard FCI.
La dilatation-volvulus gastrique est une urgence absolue : elle survient surtout sur un chien qui vient de manger. Fractionnez les repas et évitez l’effort juste après.
Espérance de vie et longévité réelle de la race
L’espérance de vie du Saint-Bernard se situe entre 8 et 10 ans selon les sources vétérinaires généralistes. Une vaste étude menée sur 584 734 chiens nuance ce chiffre : la longévité médiane de la race atteint 9,3 ans, contre 12,5 ans pour les chiens de race mixte.
Ce différentiel s’explique par le gabarit, la croissance rapide et les prédispositions cardiaques ou articulaires. Un chien maintenu mince jusqu’à ses 18 à 24 mois, correctement nourri et suivi, augmente ses chances de vivre longtemps et en bonne santé.
Alimentation et nutrition du Saint-Bernard
Le Saint-Bernard détient un record de croissance impressionnant : de 500 à 700 grammes à la naissance jusqu’à 60 à 90 kilos vers 2 ans. Une telle vitesse exige une alimentation croissance parfaitement calibrée, riche en protéines et minéraux, dès les premières semaines.
Point contre-intuitif : un chiot doit rester mince jusqu’à 18 à 24 mois. Ses os et ses articulations encaissent une charge colossale. Un chiot en surpoids augmente fortement le risque de troubles ostéo-articulaires, comme la dysplasie de la hanche déjà fréquente chez la race.
À découvrir aussi
Pour varier les plaisirs d’un grand chien, une ration ménagère équilibrée demande des compléments indispensables. Si vous hésitez entre deux retrievers, le Golden Retriever face au Labrador se compare utilement. Et pour un gabarit tout aussi imposant, le Berger de Podhale séduit par son tempérament calme et protecteur.
À l’âge adulte, passez à une ration adulte et fractionnez la prise en deux repas au moins. Le formatage du gabarit pèse lourd : sa croissance rapide ne pardonne ni les carences ni les excès énergétiques.
Éducation et conditions de vie
Éducation, dressage et vie en ville
Le Saint-Bernard apprend vite, mais sa croissance hors norme impose une règle simple : tout s’acquiert avant ses 18 à 24 mois. La marche en laisse, le rappel et le fait de ne pas sauter doivent être travaillés tôt, quand le chien pèse encore moins de 60 kilos. Une fois adulte, la moindre traction devient difficile à reprendre en main.
Sa nature calme et peu remuante rend la vie en ville tout à fait concevable, à condition de compenser par des sorties régulières et de l’occuper mentalement. Privilégiez une méthode douce, à base de récompenses : ce « géant doux » répond mieux à la bienveillance qu’à la contrainte et n’a aucune agressivité à canaliser.
Cohabitation avec enfants, autres animaux et espace vital
Très sociable, le Saint-Bernard accepte volontiers les autres animaux et se montre un compagnon fiable avec les enfants, à condition de leur apprendre à respecter un chien de 60 à 90 kilos. Voici les points clés à retenir avant de l’accueillir :
- Espace extérieur recommandé : un jardin facilite ses besoins et ses mouvements.
- Vie citadine possible : en appartement, trois sorties quotidiennes minimum.
- Autres animaux acceptés : cohabitation généralement sereine, y compris avec les chats.
- Enfermement prolongé refusé : il supporte très mal l’attache et la solitude.
Prix, budget et adoption d’un chiot Saint-Bernard
| Poste de dépense | Estimation ou donnée | Source ou période |
|---|---|---|
| Inscriptions LOF en France | 617 chiots | Statistiques LOF |
| Évolution des inscriptions françaises | Baisse de 16 % | Comparaison annuelle LOF |
| Chiots enregistrés en Allemagne | De 154 à 321 selon les années | Clubs VDH |
| Élevage de référence mondial | Fondation Barry | Depuis la reprise du chenil |
Où trouver un chiot Saint-Bernard
Le CLUB FRANÇAIS DU SAINT-BERNARD reste le point de départ pour identifier les éleveurs déclarant leurs portées au LOF. Les 617 inscriptions LOF annuelles en France confirment une race peu diffusée, avec une baisse de 16 % d’une année sur l’autre. En Allemagne, les clubs VDH ont enregistré entre 154 et 321 chiots selon les années, signe d’un marché européen également restreint.
Fourchette de prix à prévoir
Le prix d’un chiot LOF varie généralement de 1 200 à 2 500 euros selon la lignée, le pedigree des parents et la notoriété de l’élevage. Un sujet issu de la Fondation Barry, plus ancien élevage mondial de la race, se situe dans le haut de cette fourchette. Méfiez-vous des annonces en dessous de 800 euros, souvent synonymes d’absence de tests de santé sur les reproducteurs.
Budget d’acquisition initiale
Au-delà du prix du chiot, comptez le certificat d’engagement, l’identification, la primo-vaccination, la vermifugation et la stérilisation ultérieure. Un panier XXL, une gamelle surélevée et un collier adapté au gabarit ajoutent rapidement 300 à 500 euros au budget de départ. Prévoyez également une assurance santé pour chien de grande race, dont la prime mensuelle est plus élevée que pour un gabarit moyen.
Coût annuel d’entretien
L’alimentation représente le premier poste : un adulte de 60 à 90 kilos consomme environ 1,5 à 2 kilos de croquettes premium par jour, soit un budget mensuel de 80 à 150 euros. Ajoutez les frais vétérinaires annuels (vaccins, antiparasitaires, contrôle articulaire), évalués entre 300 et 600 euros. Le toilettage reste modéré, mais le matériel (brosse, shampoing) doit être renouvelé régulièrement.
Acheter ou adopter : que choisir
L’adoption en refuge reste rare pour cette race, car peu de sujets y arrivent. Une adoption via un sauvetage spécialisé peut concerner des chiens adultes de plus de 4 ans, avec un coût de prise en charge de 250 à 450 euros. Vérifiez systématiquement les tests de dépistage de la dysplasie et de la polyneuropathie LPN1 avant tout engagement.
FAQ
Quel est le prix moyen d’un chiot Saint-Bernard ? De 1 200 à 2 500 euros pour un sujet LOF issu d’un élevage sérieux.
Faut-il un budget annuel spécifique ? Oui, comptez 1 500 à 2 500 euros par an en alimentation, vétérinaire et entretien.
Peut-on adopter un Saint-Bernard adulte ? C’est possible via des associations spécialisées, avec un coût de prise en charge de 250 à 450 euros.
Le prix varie-t-il selon le poil ? Le poil court et le poil long sont reconnus, mais cela impacte peu le prix d’achat.
Comment vérifier la santé des parents ? Demandez les radios de dysplasie hanche et coude et le test LPN1.
