Chiens de race japonaise : le guide des 7 races emblématiques du Japon

Le Japon compte 7 races de chiens emblématiques, du petit Shiba Inu au grand Akita Inu.

  • Le Shiba Inu, petit spitz de 8 à 12 kg, est le plus populaire.
  • L’Akita Inu, de 30 à 50 kg, incarne la fidélité japonaise.
  • Le Shiba descend de 3 000 ans de chasse en montagne.
  • L’Akita fut un chasseur d’ours et de sanglier.
  • Les deux races muent 2 fois par an.
  • Comptez de 1 000 à 2 000 euros pour un chiot en élevage.

Le Shiba Inu, le petit chien japonais le plus populaire

Portrait du Shiba Inu : origine, taille et poids

  • Origine : plus de 3 000 ans dans les régions montagneuses du Japon
  • Taille mâle : environ 43 cm au garrot
  • Taille femelle : environ 35 cm au garrot
  • Poids : de 8 à 12 kg
  • Statut : déclaré Monument Naturel en 1936

Le Shiba Inu est sans doute le chien japonais le plus connu au monde. Ce petit spitz nippon, aux oreilles triangulaires et à la queue enroulée, descend de chiens de chasse ayant vécu plus de 3 000 ans dans les montagnes japonaises. La race a failli disparaître avant d’être protégée et déclarée Monument Naturel au Japon. C’est aujourd’hui l’une des races japonaises les plus recherchées en élevage.

Caractère et budget du Shiba Inu au quotidien

Côté caractère, le Shiba est vif, indépendant et têtu. Il se montre réservé avec les étrangers et garde un tempérament de chasseur. Une socialisation précoce et une éducation ferme mais douce sont donc essentielles pour bien vivre avec lui.

Son poil dense impose 2 mues par an, marquées et abondantes, surtout au printemps et à l’automne. Le budget nourriture tourne autour de 40 à 80 euros par mois pour un chien de cette taille. Pour l’achat d’un chiot en élevage, comptez généralement entre 1 000 et 2 000 euros.

L’Akita Inu, le grand chien japonais emblématique

chiens de race japonaise
Race Taille au garrot Poids adulte Usage d’origine Particularité
Akita Inu 60 à 70 cm 30 à 50 kg Chasse à l’ours Symbole de fidélité

Originaire de la préfecture d’Akita, sur l’île de Honshu, ce grand spitz nippon fut d’abord un redoutable chasseur d’ours et de sanglier avant de devenir le symbole du Japon à l’étranger. Sa silhouette imposante, de 60 à 70 cm au garrot pour 30 à 50 kg, en fait le plus grand des chiens japonais autochtones.

Côté caractère, l’Akita Inu est loyal, protecteur et volontiers têtu. Excellent chien de garde, il se montre réservé avec les inconnus et demande une socialisation précoce. Sa mue survient 2 fois par an, au printemps et à l’automne, avec un undercoat dense à brosser régulièrement.

Son prix en élevage se situe entre 1000 et 2000 euros. Symbole mondial de fidélité grâce à Hachiko, il incarne encore aujourd’hui l’attachement indéfectible du chien à son maître.

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J. -C. , au tempérament gai et affectueux, mais très vocal et sensible à la solitude. Si vous hésitez encore, un test en ligne croise votre mode de vie avec les besoins réels d’une race, car le comportement dépend à 40 % de la génétique et à 60 % de l’environnement.

Le Shiba se montre réservé avec les étrangers, un trait qu’il partage avec d’autres races asiatiques au tempérament bien trempé. Si vous hésitez entre plusieurs petits compagnons, sachez que le Lhassa Apso se distingue par son rôle de chien de garde et son attitude fière, tandis que le Shih Tzu reste jovial et sociable avec tous. Leur museau diffère aussi nettement : plus long chez l’un, aplati chez l’autre.

Le Shikoku Ken, chien japonais de l’île de Tosa

Le Shikoku Ken est l’une des races japonaises les plus rares et les plus authentiques. Originaire de l’île de Tosa, il n’a jamais été croisé avec des races étrangères, ce qui en fait un vestige génétique unique parmi les chiens nippons.

Avec une taille maximale de 55 cm pour un poids de 15 à 20 kg, il se situe entre le Shiba Inu et l’Akita Inu. Son ossature robuste et sa musculature sèche témoignent de son adaptation à un terrain montagneux difficile.

Les trois lignées du Shikoku Ken : Hata, Awa et Hongawa

  • Lignée Hata : réputée pour sa robe rouge vive et son tempérament fougueux
  • Lignée Awa : sujette aux robes sésame, elle est la plus rare des trois
  • Lignée Hongawa : considérée comme la plus pure, elle a servi de base à la sauvegarde de la race

Chaque lignée possède une identité génétique propre, et les éleveurs japonais veillent à préserver ces distinctions. Un chiot issu de la lignée Hongawa est particulièrement recherché pour sa conformité au standard d’origine.

Physique, robe et folklore du Shikoku Ken

Sa robe se décline en rouge, sésame ou noire et feu, toujours avec un poil double dense adapté aux hivers de montagne. Son regard est vif, ses oreilles triangulaires bien dressées, et sa queue enroulée sur le dos rappelle celle du Shiba.

Dans le folklore japonais, le Shikoku Ken est surnommé le « messager de la montagne ». Les habitants de l’île de Shikoku le considéraient comme un chien sacré, capable de protéger les foyers et de guider les voyageurs égarés. Cette aura mystique explique en partie sa rareté en Occident, où il demeure presque introuvable en dehors des cercles d’éleveurs passionnés.

Comptez entre 1000 et 2000 euros pour un chiot en élevage, avec une disponibilité limitée qui peut allonger considérablement l’attente.

Le Tosa Inu, le plus imposant des chiens japonais

Le Tosa Inu impressionne immédiatement par sa carrure. Avec une taille pouvant atteindre 80 cm au garrot pour un poids allant jusqu’à 65 kg, il s’impose comme le géant des races japonaises. Son origine remonte à des croisements avec des molosses européens comme le Mastiff, le bouledogue et le dogue allemand.

Longtemps redouté comme chien de combat, le Tosa Inu a vu cette pratique interdite au Japon au XXe siècle. La race a été officiellement reconnue par la FCI en 1964. Aujourd’hui, c’est un compagnon calme et équilibré, peu aboyeur et très attaché à sa famille.

Son gabarit impose un cadre de vie adapté et une éducation ferme dès le plus jeune âge. Pour les foyers prêts à investir du temps, le Tosa Inu s’avère un gardien fiable et un chien affectueux au quotidien. Comptez entre 1 000 et 2 000 euros pour un chiot issu d’un élevage sérieux.

Le Hokkaïdo Ken, chien sportif japonais de montagne

Critère Hokkaïdo Ken Autre nom Entretien Longévité
Origine Plus de 3 000 ans Aïnou Brossage 3 fois par semaine 11 à 13 ans
Robe Sésame, bringée, noire et feu Chien de montagne 2 mues par an Race rustique

Le Hokkaïdo Ken, également appelé Aïnou, compte parmi les races japonaises les plus anciennes et les plus rustiques. Son origine remonte à plus de 3 000 ans, sur l’île septentrionale de Hokkaïdo, où il servait de chien de chasse pour le peuple autochtone Aïnou. Trapu et musclé, il arbore une robe sésame, bringée ou noire et feu, parfaitement adaptée aux hivers rigoureux des montagnes du nord du Japon.

Ce chien sportif se distingue par son endurance et son agilité sur les terrains escarpés. Sa construction robuste et sa taille moyenne lui permettent de suivre un randonneur pendant des heures. Affectueux avec sa famille, il reste réservé face aux étrangers et conserve un instinct de chasse marqué. Prévoir au moins deux longues sorties quotidiennes est indispensable pour son équilibre.

Entretien et longévité du Hokkaïdo Ken

La race effectue 2 mues par an, au printemps et à l’automne. Un brossage 3 fois par semaine suffit à limiter les poils dans la maison et à préserver la qualité du sous-poil dense. En dehors de ces périodes, un passage hebdomadaire reste utile. Son espérance de vie de 11 à 13 ans reflète une santé globalement solide, avec un risque héréditaire modéré (dysplasie de la hanche notamment).

Avant d’adopter un Hokkaïdo Ken, vérifiez le sérieux de l’éleveur et demandez les tests de dépistage des parents. Cette race rare en Occident justifie généralement un prix compris entre 1 000 et 2 000 euros en élevage, tarif commun aux chiens japonais de race pure.

Le Kishu Inu, chien japonais de montagne rare en Occident

Le Kishu Inu est un chien de montagne originaire des zones escarpées de Wakayama et Mie, où il chassait le sanglier et le cerf. De type spitz, il mesure entre 43 et 55 cm au garrot et affiche une robe majoritairement unicolore, noire, blanche, rousse ou beige.

Son surnom de « grand Shiba blanc » vient de sa ressemblance avec le Shiba Inu, en plus grand et plus calme. Rare en Occident, il reste difficile à trouver hors du Japon et s’adopte presque exclusivement via des élevages spécialisés, avec un prix souvent situé entre 1 000 et 2 000 euros.

Côté caractère, le Kishu est calme, endurant et affectueux avec sa famille, tout en gardant une réserve naturelle envers les étrangers. Il a besoin de sorties quotidiennes et d’un cadre stable pour s’épanouir, ce qui en fait un compagnon idéal pour un maître actif et patient.

Le Terrier Japonais, petit terrier nippon méconnu

Parmi les races de chiens japonaises, le Terrier Japonais est sans doute la plus discrète. Ce petit chien vif et joyeux mérite pourtant qu’on s’y attarde, surtout si vous cherchez un compagnon de petite taille, énergique et proche de sa famille.

  • Autre nom : Nihon Teria, ou terrier du Japon.
  • Robe : blanche tachetée de noir ou de fauve, avec une tête tricolore.
  • Caractère : affectueux, indépendant et dynamique au quotidien.
  • Sorties : deux promenades par jour minimum, sans exception.
  • Poil : dur et dense, mais insuffisant contre le froid.

Une origine à contre-courant

Le Terrier Japonais est né d’un croisement avec le fox terrier à poils lisses, une démarche rare dans un pays où les races locales descendent presque toutes de spitz anciens. Cette origine hybride explique son allure unique et son tempérament plus enjoué que celui de ses cousins de montagne.

Un petit chien qui a besoin de mouvement

Ne vous fiez pas à sa taille réduite : le Nihon Teria a de l’énergie à revendre. Deux sorties quotidiennes sont le minimum pour qu’il reste équilibré, et il adore les jeux de réflexion autant que les longues balades.

Attention aussi au froid : son poil dur et dense protège mal des températures basses, un manteau sera donc utile en hiver. Son caractère affectueux en fait un excellent chien de famille, à condition de lui offrir un cadre stimulant.